# Couvreur à Ventabren (13122) | village perché et villas

Couvreur à Ventabren (13122) : tuiles canal du village perché, toits des villas de la plaine, charpente, isolation et gouttières protégées des aiguilles de pin.

Source : https://toitures-du-pays-d-aix.fr/couvreur-ventabren

## Couvreur à Ventabren — une commune, deux visages de toits

Travailler comme couvreur à Ventabren, c’est alterner entre deux mondes. En haut, à 252 mètres, le noyau perché apparu vers 920-940, quand les habitants cherchaient refuge sur les hauteurs, garde ses escaliers de pierre et ses toits serrés les uns contre les autres. En bas, la plaine accueille aujourd’hui environ 95 % de la population, dans des maisons individuelles entourées de jardins et souvent de pins.

Les chiffres confirment ce partage : 84 % des logements sont des maisons et seuls 15 % datent d’avant 1948. La plupart des couvertures ont donc été posées dans la seconde moitié du XXe siècle ou plus récemment, sur des volumes généreux, puisque plus de la moitié des logements comptent cinq pièces ou davantage.

Ces grandes toitures à plusieurs pans multiplient les arêtiers, les noues et les mètres de gouttière : autant de points à surveiller.

## Les maisons du château — et leurs génoises

Démoli en 1794, le château de la reine Jeanne a servi de carrière : de nombreuses maisons du village intègrent ses pierres. Ces murs épais, montés au mortier de chaux, portent des charpentes anciennes et des couvertures en tuile canal terminées par des génoises à deux ou trois rangs.

Sur ce bâti, une génoise qui s’effrite ou une rangée de tuiles d’égout descellée laisse l’eau filer dans la tête du mur. Avec le temps, les chevrons pourrissent à leur appui et la maçonnerie se délite.

- dépose soignée et tri des tuiles anciennes, réemployées dès qu’elles sonnent juste ;

- reprise des génoises et des égouts au mortier de chaux ;

- contrôle des abouts de chevrons noyés dans la pierre ;

- solins refaits contre les murs voisins plus hauts.

Dans les rues en escalier, les matériaux montent à la main ou au monte-charge : nous le prévoyons dès la visite.

## Ruines classées, village inscrit — et dossier avant travaux

Le village figure depuis 1971 à l’inventaire des sites pittoresques, et les ruines du château, consolidées entre 1984 et 1988, sont inscrites au titre des monuments historiques par un arrêté du 14 décembre 1989. Une bonne partie des toitures du centre ancien se trouve donc sous le regard de l’Architecte des Bâtiments de France.

Changer la couleur, le type de tuile, poser une fenêtre de toit ou modifier une génoise relève d’une déclaration préalable en mairie, et l’avis de l’ABF y pèse lourd. Le plus simple consiste à partir de l’existant : tuile canal en terre cuite, teintes nuancées, débords conservés.

Lors de la visite, nous relevons les matériaux en place et rédigeons un devis détaillé qui décrit précisément la couverture prévue, ce qui facilite la constitution du dossier. Une simple remise en état à l’identique pose en général beaucoup moins de questions qu’un changement d’aspect.

## Zone de sismicité 4 — les cheminées d’abord

La commune est classée en zone de sismicité 4, dite moyenne. Le 11 juin 1909, le séisme de Lambesc, d’une magnitude estimée à 6,2 et attribué à la faille de la Trévaresse, a fait 46 morts : c’est le plus destructeur du XXe siècle en métropole.

Lors d’une secousse, ce sont souvent les éléments hauts et lourds qui tombent en premier. Une souche de cheminée en moellons hourdés à la terre, un faîtage maçonné fissuré ou des tuiles simplement posées sur un toit pentu deviennent alors des projectiles au-dessus des ruelles.

- diagnostic des souches : joints, fissures, chapeau, ancrage dans la charpente ;

- rejointoiement ou remontage partiel de la souche ;

- faîtages et rives refixés, tuiles de rive attachées ;

- contrôle des assemblages de charpente et ajout de liaisons si besoin.

Un toit bien lié tient mieux face aux secousses comme face aux rafales.

## Le plateau de l’Arbois tout proche — et les aiguilles dans les chéneaux

Plus de la moitié des 2 632 hectares communaux sont des espaces naturels, en partie inclus dans le site Natura 2000 du plateau de l’Arbois. Depuis 2021, le PPRif communal place 1 327 hectares sous un aléa exceptionnel ou très fort.

Pour un propriétaire, cela se traduit par l’obligation de débroussailler autour de la maison. Pour le couvreur, la priorité est ailleurs : une gouttière garnie d’aiguilles sèches, une noue encombrée ou un tas de feuilles coincé derrière une souche offrent un combustible idéal aux braises portées par le vent.

Nous vidons et rinçons les gouttières, contrôlons l’écoulement des descentes, dégageons noues et chéneaux et signalons les branches qui surplombent la couverture. Sur demande, nous posons des grilles pare-feuilles adaptées au profil existant. Le meilleur moment se situe à la fin du printemps, avant les mois les plus secs.

## Villas de la plaine — combles, argiles et charpente

Dans les quartiers bas, la plupart des maisons ont des combles perdus sous une charpente industrielle ou traditionnelle. L’isolant d’origine, souvent mince et tassé, laisse passer la chaleur accumulée sous les tuiles pendant les journées d’été : l’étage reste chaud tard dans la nuit.

Nous évaluons l’épaisseur en place, l’état du plancher des combles et la ventilation, puis proposons un soufflage d’isolant ou une isolation sous rampants quand les combles sont aménagés. Si la couverture doit être refaite, un écran sous toiture est posé dans la foulée.

Le sol joue aussi son rôle : un PPRn consacré au retrait-gonflement des argiles s’applique à Ventabren depuis 2017. Quand un mur bouge, la charpente suit, des tuiles glissent et une fissure apparaît au plafond. Nous vérifions alors l’alignement des pannes et recalons la couverture avant toute infiltration.

## Votre couverture à Ventabren, examinée sans précipitation

- **Accès étudié** : Ruelle en escalier ou allée de villa : le mode d’approvisionnement est prévu dès le premier passage.
- **Pierre et chaux** : Matériaux compatibles avec les murs anciens du noyau villageois.
- **Devis lisible** : Chaque poste est décrit : tuiles réemployées, pièces de bois, longueurs de zinguerie.
- **Constat photographié** : Vous voyez ce que nous avons vu sur le toit avant de décider.

## Questions fréquentes

### Ma maison du vieux village a des tuiles très anciennes : faut-il tout remplacer ?

Rarement. Les tuiles canal en terre cuite durent longtemps lorsqu’elles sont saines. Nous les déposons, les trions une à une et gardons celles qui ne sont ni fendues ni feuilletées, de préférence en couvert pour conserver la teinte du toit. Pour combler les vides, nous cherchons des tuiles de réemploi d’aspect voisin. Seuls les supports abîmés, liteaux ou chevrons, sont alors remplacés en même temps.

### Le centre ancien étant inscrit, puis-je installer une fenêtre de toit ?

La demande passe par une déclaration préalable en mairie, et l’Architecte des Bâtiments de France donne son avis puisque le village est un site inscrit et que les ruines du château sont protégées. Un châssis discret, encastré et de petites dimensions, placé sur un pan peu visible, a plus de chances d’être accepté. Nous fournissons les références et les cotes utiles au dossier.

### Pourquoi s’intéresser à la souche de cheminée alors qu’elle ne fuit pas ?

Parce qu’une souche fragilisée est dangereuse avant d’être humide. En zone de sismicité 4, une secousse ou un violent coup de vent peut faire basculer des moellons mal liés vers la rue ou le jardin. Nous regardons les joints, la verticalité, le chapeau et le solin. Un rejointoiement ou un remontage partiel suffit souvent à remettre l’ouvrage en sécurité.

### Ma villa est entourée de pins : à quelle fréquence vider les gouttières ?

Sous des pins, une fois par an est un minimum, idéalement avant l’été, et une seconde fois à l’automne si les arbres perdent beaucoup. Des aiguilles sèches dans un chéneau constituent un vrai risque face aux braises lors d’un feu de forêt, et elles bouchent aussi les descentes au premier orage. Des grilles pare-feuilles réduisent l’entretien sans le supprimer.

### Une fissure est apparue au plafond de l’étage après l’été : le toit est-il en cause ?

Pas forcément. Les sols argileux de la commune se rétractent pendant les sécheresses et font travailler les murs ; la charpente suit le mouvement. Une inspection des combles permet de contrôler les appuis des pannes, l’état des fermettes et la couverture, à la recherche d’un décalage de tuiles ou d’une entrée d’eau. Si le problème vient des fondations, nous vous le disons clairement.

### Comment livrez-vous les matériaux dans une rue du village où aucune voiture ne passe ?

Chaque rue est différente : certaines acceptent un petit véhicule jusqu’à une placette, d’autres imposent un portage à la main ou un monte-matériaux depuis le bas. Nous repérons le trajet lors de la visite et, si une occupation temporaire de l’espace public est nécessaire, nous vous indiquons la démarche à effectuer auprès de la mairie avant de commencer.
